Metro ouvre la voie aux contenants réutilisables

Juillet 2019

Depuis le 22 avril, les clients de Metro peuvent tendre leurs propres contenants aux commis des comptoirs de charcuterie, de mets cuisinés, de viande, de poissonnerie et de pâtisserie. Seuls des contenants de plastique réutilisables (sans marque ou code CUP) et les sacs de type Ziploc sont acceptés. Aux clients qui honnissent le plastique, il est important de rappeler les risques inhérents à la manipulation de contenants de verre dans un comptoir rempli d’aliments. Un seul bris sur une surface de services pourrait obliger les employés à jeter l’ensemble des aliments qui s’y retrouvent.
La pression publique et médiatique s’accentuant pour limiter l’impact des
emballages à usage unique, les détaillants sont à la recherche de pistes de
solutions. Les contenants réutilisables pourraient accélérer une telle réduction si les consommateurs emboîtent le pas.
Même si plusieurs commerces individuels acceptaient déjà les contenants un peu partout au Québec, pensons, par exemple, à Milano, dans la Petite Italie à Montréal, l’élargissement de cette pratique à l’ensemble des magasins Metro pourrait faire boule de neige. Plusieurs supermarchés IGA en Estrie et ailleurs au Québec sont actuellement en phase pilote, ce qui devrait mener à l’extension du programme dans l’ensemble de la chaîne; il n’est pas difficile d’imaginer que d’autres suivront.
Certains vont pourtant dans la direction inverse, comme le rapportait le journal, Le Soleil. En effet, le grossiste indépendant de Québec, Le Frigo, acceptait les contenants de plastique réutilisables à la demande des clients, mais l’initiative a été arrêtée en janvier, pour des raisons de salubrité. Certains clients se présentaient avec des contenants peu hygiéniques, avec des poils de chat ou des restants de sauce à spaghetti, explique la directrice générale de l’établissement, Diane Guillot. L’innocuité des contenants et la responsabilité légale des exploitants en matière de sécurité alimentaire demeure un enjeu préoccupant.
Comme quoi, en matière environnementale, ce n’est jamais simple de vouloir poser le bon geste.

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