La facturation des sacs uniservices est adoptée par toutes les grandes bannières

Avril 2009

Après Loblaw, qui a imposé le paiement de 5 ¢ par sac uniservice, Metro et Sobeys n’ont pas tardé à suivre l’initiative. L’A.D.A. est du nombre des groupes qui participent depuis août 2009 à l’élaboration d’un programme de certification des sacs en plastique, piloté par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). Les exigences du programme d’application volontaire devraient permettre d’identifier les caractéristiques et le marquage nécessaires aux sacs de plastique afin de faciliter leur identification, leur tri et leur récupération. La multitude de sacs disponibles sur le marché et toutes les allégations difficilement vérifiables limitent grandement la compréhension des consommateurs et leur capacité de valoriser ces matières une fois leur vie utile expirée. Nous espérons que la certification permettra de mettre un peu d’ordre dans ce secteur aux prises avec beaucoup de confusion.

Depuis le début de ce débat ayant pris une proportion démesurée, l’A.D.A. a toujours prôné la retenue. Le Code volontaire de bonne pratique en matière d’utilisation de sacs d’emplettes offrent différentes options de réduction aux utilisateurs. L’effort de limiter le nombre de sacs ou de contenants mis en marché est louable, mais encore faut-il s’assurer que le produit puisse terminer sa vie dans la filière du recyclage. Il n’y a aucun avantage à enfouir deux sacs réutilisables contenant chacun l’équivalent de 50 sacs de plastique plutôt que 100 sacs conventionnels! Comme le ridicule ne tue pas, on n’a certainement pas fini d’entendre parler des sacs et autres pellicules plastiques en 2010, et même au-delà.

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