Gaspillage alimentaire : enjeux et perceptions

Octobre 2018

Le gaspillage alimentaire est devenu une préoccupation d’un nombre croissant de citoyens. L’ADA donne régulièrement des entrevues pour faire connaître les défis des détaillants à ce chapitre en rappelant les initiatives mises en place dans les magasins. De nombreux marchands donnent leurs invendus à des organismes communautaires ou les utilisent dans leur comptoir de prêt-à-manger. Interpellée par La Transformerie qui récupère des invendus pour en faire de délicieuses tartinades, l’ADA n’a pas hésité à donner son appui aux projets de développement de cet organisme social afin que les pertes alimentaires puissent profiter au plus grand nombre.

Le 18 septembre, La Transformerie dévoilait les résultats d’une étude réalisée par la Chaire de transition écologique de l’UQAM sur les enjeux et perceptions entourant le gaspillage alimentaire. Pour l’occasion, un sondage mené auprès de 992 personnes a révélé des profils de consommation assez diversifiés : 25 % des personnes interrogées disaient gaspiller très peu grâce à une bonne planification des repas, 58 % faisaient leur possible pour limiter les pertes, tandis que 17 % improvisaient leurs repas, gaspillant davantage les aliments achetés. Rappelons que 47 % du gaspillage alimentaire provient de la mauvaise gestion des aliments dans les foyers, tandis que 10 % des pertes se produisent à l’épicerie.

Par ailleurs, les chercheurs ont mené plusieurs entretiens avec des détaillants pour mieux comprendre leurs défis devant cet enjeu important. Les entretiens ont révélé que la fraîcheur des aliments figurait au cœur des défis mentionnés par les marchands, qui veulent répondre aux demandes de leurs clients. Les détaillants interrogés se sont également dits intéressés à explorer toute proposition permettant de réduire le gaspillage.

En conclusion, les auteurs de l’étude croient qu’une réflexion sur la révision des normes de péremption devrait être envisagée avec les autorités et les partenaires de l’industrie agroalimentaire, et qu’un vaste travail de sensibilisation sur la valeur ac­cordée aux aliments devrait être entamé. Devant l’importance de cet enjeu, ils estiment souhaitable que détaillants et consommateurs travaillent ensemble pour changer certaines habitudes qui peuvent faire une grande différence pour réduire le gaspillage alimentaire.

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