Le rapport de la CAAAQ est finalement déposé

Février 2008

L’A.D.A. ainsi que quelques détaillants se sont prononcés lors des audiences publiques menées partout en province lors des travaux de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec (CAAAQ). Après une tournée dans 15 régions, dont 27 municipalités, 770 présentations et 720 mémoires, la Commission a finalement dévoilé son rapport final. Toute l’attention médiatique s’est tournée vers le modèle du syndicalisme agricole québécois et de l’agriculture dans son ensemble.

Malgré plusieurs revendications en ce sens, pas une seule recommandation ne porte sur les achats directs des détaillants dans leur région respective. Au contraire, ce sont d’autres circuits courts de distribution qui sont préconisés, misant sur la vente à la ferme, les marchés publics, la multiplication des comptoirs spécialisés et l’agriculture soutenue par la communauté. Aucun de ces circuits ne doit être écarté des pistes de solution, mais, même combinés, ils n’offrent pourtant qu’un potentiel de croissance marginal.

Nous saluons la recommandation visant à une contribution annuelle du MAPAQ de 2 millions $ en contrepartie d’une mise de fonds annuelle de 6 millions $ de la part des transformateurs, des distributeurs et des producteurs à l’organisme Aliments du Québec. Ce dernier aura pour objectif de généraliser l’application du label Aliments du Québec à l’ensemble des produits du Québec.

Favorisant une agriculture plurielle, les commissaires ont opté pour la liberté des producteurs agricoles à choisir eux-mêmes l’association qu’ils croient être la meilleure pour défendre leurs intérêts. L’UPA s’est évidemment insurgée contre cette idée. Le MAPAQ a aussi subi sa part de blâme, puisqu’on critique son leadership et qu’on lui demande d’affirmer une mission alimentaire plus précise.

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