Appellations réservées : le CARTV un outil mal outillé

Février 2017

Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), auquel siège un représentant de l’ADA, a subi quelques secousses dernièrement. Coup sur coup, l’organisme parapublic, dont la mission consiste à mettre en place et à assurer la protection des appellations au Québec (ex. Agneau de Charlevoix), a dû encaisser des difficultés financières importantes ainsi que le départ fracassant de sa directrice générale.

Le départ d’Anne-Marie Grangé-Godbout laisse un grand vide. Son arrivée à la tête du CARTV avait généré beaucoup de dynamisme et d’enthousiasme au sein de l’organisation. De plus, son départ survient à un bien mauvais moment alors que, comme le mentionnait l’étude portant sur la perception des consommateurs face à la fraude alimentaire, plus que jamais, l’exactitude de l’information véhiculée sur les étiquettes des aliments est primordiale aux yeux des consommateurs. En effet, un des mandats du CARTV consiste justement à veiller à ce que les faux produits biologiques ne trouvent pas leur chemin jusque sur nos tablettes et à rappeler à l’ordre les détaillants qui manipulent les produits bios de façon erronée.

Nous espérons que le nouveau ministre du MAPAQ, Laurent Lessard, remettra rapidement le CARTV sur les rails. C’est en donnant l’accompagnement et les moyens adéquats à des organismes comme le CARTV que les consommateurs et les détaillants seront bien protégés et que les produits distinctifs du Québec seront adéquatement mis en valeur.

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